365 jours à Paris, Popine et gelée de gouin...

15 octobre 2017

Jour 70

Ce n'est pas si simple d'écrire tous les jours. il faut du temps, des histoires, des mots et de l'envie.
Quand le manque de mots est présent, l'envie n'y est plus...

A demain bande de vous

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12 octobre 2017

jour 67

se sentir presque au sec, un chat sans puce qui refait des câlins, qui trempe ça pâte dans mon bol de petit dej en me mettant un coup de boule. Avoir de nouveau le palpitant en mode tout doux, l'esprit un peu plus libre. bon après je dois recevoir dans un appart qui est loin d'être sec... ça va donner.

A demain bande de vous

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11 octobre 2017

jour 66

Encore une journée pleine de surpriseS, Mon appartement ne ressemble plus à une rizière, je vais pouvoir commencer à le sécher, ça va moisir, ça va être le bonheur complet...
la nouvelle aventure, me faire rembourser les 360 boules par le proprio. lui ke pense qu'il a pas compris jusqu'où je vais l'emmener...

A demain bande de vous

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10 octobre 2017

Jour 65

ce soir en pleine grosse tristesse, J'ai fait un gros bisous à mon chat qui faisait semblant de dormir en lui disant ne meurt jamais. Il s'est Mos à ronronner en continuant de faire semblant de dormir. le message est passé des deux côtés!

A demain bande de vous.

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08 octobre 2017

Jour 64

Dégât des eaux, c'est la merde.

A demain bande de vous

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06 octobre 2017

Jour 62

Un rat, hôte d'un champ, rat de peu de cervelle,
Des lares paternels un jour se trouva sou.
Il laisse là le champ, le grain et la javelle,
Va courir le pays, abandonne son trou.
Sitôt qu'il fut hors de la case :
«Que le monde, dit-il, est grand et spacieux !
Voici les Apennins, et voici le Caucase.»
La moindre taupinée était mont à ses yeux.
Au bout de quelques jours, le voyageur arrive
En un certain canton où Téthys sur la rive
Avait laissé mainte huître : et notre rat d'abord
Crut voir, en les voyant, des vaisseaux de haut bord.
«Certes, dit-il, mon père était un pauvre sire !
Il n'osait voyager, craintif au premier point.
Pour moi, j'ai déjà vu le maritime empire :
J'ai passé les déserts, mais nous n'y bûmes point.»
D'un certain magister le rat tenait ces choses,
Et les disait à travers champs,
N'étant pas de ces rats qui, les livres rongeants,
Se font savants jusques aux dents.
Parmi tant d'huîtres toutes closes,
Une s'était ouverte et, bâillant au soleil,
Par un doux zéphyr réjouie,
Humait l'air, respirait, était épanouie,
Blanche, grasse, et d'un goût, à la voir, nompareil.
D'aussi loin que le rat voit cette huître qui bâille :
«Qu'aperçois-je ? dit-il, c'est quelque victuaille ;
Et si je ne me trompe à la couleur du mets,
Je dois faire aujourd'hui bonne chère, ou jamais.»
Là-dessus, Maître Rat, plein de belle espérance,
Approche de l'écaille, allonge un peu le cou,
Se sent pris comme aux lacs, car l'huître tout d'un coup
Se referme : et voilà ce que fait l'ignorance.

Cette fable contient plus d'un enseignement:
Nous y voyons premièrement
Que ceux qui n'ont du monde aucune expérience
Sont, aux moindres objets, frappés d'étonnement.
Et puis nous y pouvons apprendre
Que tel est pris qui croyait prendre.

A demain bande de vous

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05 octobre 2017

Jour 61

Aujourd'hui j'ai vu,
Mon chat bailler version gorge profonde,
Une tartine sauter du grille pain,
Une goute d'eau me sauter au visage,
De la crème adoucir ma peau,
Du parfum endocer le rôle de madeleine de Proust,
La station de métro bonne nouvelle me faire sourire,
Un Nième trajet de boulot,
Un homme épris de sa bouteille,
Un chien regarder amoureusement son maître,
Une braderie dans une église,
Une mise en place de merde,
Un service à chier,
La suite pas mieux,
Une demande de travail en plus,
Un retour en métro,
Moi ne cédant pas ma place car crevé et que d'autre personne plus jeune que moi pouvait le faire,
Une pluie fine mais efficace,
Une boîte aux lettres cassée,
Une voisine excédée,
Un silence éphémère,
Un bonbon hors de son papier,
Une sucrerie subtiliser
Un bol de céréale partagé,
Un réveil activé (pour 5h du matin),
Un sms emmerdant,
Une envie de dormir,
Un départ pour le pays des rêves

A demain bande de vous

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04 octobre 2017

Jour 60

Aujourd'hui j'ai vu,
Une araignée sur la porte de mon immeuble,
Un escargot se promenant sur le trottoir,
Un pigeon à l'entrée du métro,
Une femme qui faisait la manche,
Un jeune qui se laissait bercer par la ram,
Une femme emporter par le rythme dans son casque,
Un SDF en train de dormir dans le froid,
4 jeunes en fin de soirée,
Une église dans le lever de soleil,
Un livreur pas réveillé,
Un café pour me réchauffer,
Une masse de travail peu coriace,
Ma balance de cuisine cassée,
Mes nerfs à rude épreuve,
Mon patron un peu absent,
Des clients impatients,
Un tas de vaisselle grasse,
Une cuisine en champ de bataille,
Le chemin du retour,
Un métro passer,
Puis, un autre,
Une machine qui mange les chèques,
Un petit garçon faire courir sa mère,
Une douche chaude,
Un canapé apaisant,
Une série palpitante,
Une pasteïs bien gourmande,
Une goute d'huile d'essentiel dans du miel,
Un oreiller moelleux,
Une couette chaleureuse,
Une vague de sommeil...

A demain bande de vous


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03 octobre 2017

Jour 59

Today j'ai la vague à lames
Je n'sais trop pourquoi
Je sens mon coeur sur la lame
D'une vague de froid
Suis-je dans le no-
Man's land qui sait
Ou dans le no-way
Nobody knows
Si l'on joue vrai
Ou bien over play
OK OK yeah
Je nage en eau
Trouble je sais
Que ce n'est pas gai
De ma piro-
Gue je vois s'éloigner
Mes deux pagaies
OK OK yeah
Sur de l'émail
Ou du corail
Vais-je m'échouer
La vague à lames
Peut être une brise de l'âme
Jaillit une lame
De couteau ça tourne au drame
En nage en eau
J'ai la fièvre
Des tropiques des marais
Frissons au dos
J'me sens glacée
D'horreur de n'plus t'aimer
OK OK yeah
Sur de l'émail
Ou du corail
Vais-je m'échouer
La vague à lames
Peut être un brise l'âme
Jaillit une lame
De couteau ça tourne au drame
Sur de l'émail
Ou du corail
Vais-je m'échouer
Qui sait

S.G

 

A demain bande de vous

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02 octobre 2017

Jour 58

Paris, Louis Aragon

Où fait-il bon même au cœur de l’orage
Où fait-il clair même au cœur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

Jamais éteint renaissant dans sa braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris

Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est si fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai

Rien ne m’a fait jamais battre le cœur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré.

A demain bande de vous

 

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